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Histoire de la région n' ath leksar
Ashir


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posté le 2008-11-20 à 23:44:18

Leksar.over-blog.com

[lien]

administrateur

posté le 2008-11-20 à 23:59:24

je viens juste d'ouvrir le lien menant sur votre blog auquel je souhaite longue vie.
j'ai lu votre article,ma foi, je le trouve trés intéressant car il révèle un fragment de notre histoire que nous ne connaissons pas jusque-là.
merci et bonne investigation ashir.

administrateur

posté le 2008-11-21 à 00:41:07

je l'ai fais et je le fais du mieux que je peus.mais seuls vous et moi, ne pourrons pas tout faire.

administrateur

posté le 2008-11-21 à 19:52:30

A propos de l'article que vous évoquez sur l'istoire d'ah-el-ksar!

je viens de refaire la lecture du site tout entier,le récit du fameux bras droit de abdelkader,ben salem qui voulut prendre des impôts et la zakat sur les habitants du ksar est troublant pour deux raisons:
d'un côté il decrit la région comme étant ahl leksar,chose que je trouve intéressante,
D'un autre, un détail me découragea quand il dit à une journée de hamza(bouira.Or ahl leksar à pied ou à cheval,n'est pas à une journée de bouira!le débat est relancé!

Ashir


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posté le 2008-11-22 à 18:24:19

OUi, pour faire connaitre nôtre région, il faut pas mal de personnes qui s'entraideront à surpasser toutes les difficultés; à savoir l'absence totale de récits historiques comme celui-ci. Mais il ya un début à tout; qui sait ? Peut-être un jour, on sera plusieurs à travailler dans ce sens, surtout que maintenant, on a la chance d'avoir cet outil (Internet) , ce qui va nous permettre de s'entraider ,chacun de son côté, là où il est.

administrateur

posté le 2008-11-23 à 18:24:57

Sur cela, je suis entièrement d'accord avec vous mass ashir.

Nous avons tous un devoir de contribuer chacun en ce qui le concerne à promouvoir l'image de notre région.
je m'fforce de le faire contre vent et marais!chaque fois que je trouverai un article évoquant l'histoire de notre région,je vous en informerez comme ça vous aurez la primauté de le publier sur votre site.je ne peus pas publier des faits historiques sur mon blog car, comme vous le savez maintenant, il parle de poésie.le votre évoque des faits historiques,par conséquent il doit restituer des faits historiques sans pour autant évoquer certaines informations à même de distraire l'internaute comme par éxemple un album photos de la région,des actes de bravoure d'une personne, des hauts faits de guerre,d'histoire mystérieuses,de faits insolites et même d'histoires suscitant le rire!un blog,c'est comme un navire, vous en êtes le capitaine,il vira là où votre boussole prendra cap!En tout cas, je m'engage à vous être utile chaque fois que j'en aurai le sentiment de l'être sans prétention ni même de contre-aprtie.d'ailleurs,j'ai quelques sites à vous proposer mais ur votre e-mail, comme ça vous aurez la primauté de les consulter et libre à vous de choisir les passages qui attire votre intérêt.
tanmirt.

Ashir


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posté le 2008-11-23 à 22:35:14

Je vous remercie d'avoir penser à m'aider dans le domaine qui m'interesse, j'en ferai de même quant à vôtre préocupation dans le mesure du possible.
Cordialement ; Ashir.

Ashir


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posté le 2008-12-06 à 20:17:20

Bonsoir M.S .
N'y a-t-il pas un lien entre ashir d'Ahl EL-Ksar et ashir capitale des zirides ?

Ashir


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posté le 2008-12-06 à 20:27:15

Un nouveau blog sur lequel il y a quelques extraits traitant l'histoire des Ahl EL ksar.
N.B: Article sur LE KANOUN DES AHL EL KSAR TRES IMPORTANT.
http://laksar.unblog.fr

administrateur

posté le 2008-12-07 à 18:18:15

Salut ashir,

je devais vous poster les sites qui évoquent des passages sur ath leksar, mais faute de temps,je n'ai pu le faire;je vous prie de m'en excuser.
Je dois vous dire aussi,que je salue votre hargne et votre farouche détermination à dénicher toute information sur notre région,je trouve cela une excellente chose dans la mesure où il ya peu de gens qui s'y intéressent.
J'ai même des photos datant de la guerre d'algérie,mais je ne peus les publier ou vous les donner pour la simple raison qu'elles contiennent des têtes qui peuvent être reconnues par certains, alors, par obligation de réserve, je ne peus les poster.
pour les aricles historiques, je vous promets de vous les poster dans un meilleur délai.
merci ashir pour votre persévérance.
ar tufath.

administrateur

posté le 2008-12-08 à 15:31:48


Salut ashir,


je viens de poster un article sur votre site:

laksar.unblog.fr

aller sur l'article histoire d'ath leksar d'après l'article de M.s vous trouverez mon message.

et sur leksar.over-blog.com

aller sur commentaires à l'article concerant l'arrivée du gaz naturel à ahl el ksar vous trouverez mon message sur commentaires.

Je n'arrive pas à vous suivre,à chaque fois vous changez de sites.
Envoyez-moi l'adresse éxacte de votre site comme ça, je saurai où poster mes messages en temps réel.

aqerdac2008


Site/blog

4 messages

posté le 2008-12-12 à 20:23:12

C’est avec stupéfaction que j’ai découvert le blog « Imedyazen n at Laqsar » et lu tous vos commentaires, je m’en réjouis.
Je suis heureux de découvrir que vous vous intéressez à tout ce qui se trame dans notre région, tant sur le plan historique, sociologique, culturel, cultuel que politique et je vous félicite pour tous les efforts que vous déployez.
Pour ma part, je vous adresse cette humble contribution sur la naissance et l’évolution à travers le temps de la commune d’Ahl-el-ksar.
Le terme « Ahl-el-ksar » est d’origine arabe, il est composé du mot « ahl » qui signifie « les sujets de …..) et du mot « el ksar » qui signifie : forteresse, château ou tout simplement garnison.
Avec le temps, le terme « Ahl-el-ksar » a pris diverses significations, il désigne les sujets qui habitent la garnison, puis ensuite il inclut aussi ceux qui habitent l’entourage immédiat et désigner enfin tous ceux qui habitent le territoire, et en fin de règne de l’empire Ottomane, il désigne un lieu dit et à l’indépendance de l’Algérie, il désignera une commune regroupant : At aamer, At raced et At aabdella.
Ces trois tribus (tlata idermen) après avoir fuit la misère et quitté la haute Kabylie, se sont installées sur le territoire de l’actuelle commune d’Ouled Rached (At raced).Chaque tribu a bâti son village au sommet d’une colline :
At aamer, At raced et At aabdella ont construit respectivement Tadart n at aamer, tadart n at raced et tadart n at aabdella.
Avec le temps et l’essor démographique, ces tribus ont évolué en nombre et étendue leurs espaces respectifs.
Les At aamer ont évolue spatialement en direction Nord-Ouest, ils se sont installés à Bumnazel. Ils ont délaissé complétement leur village. Des ruines de ce dernier existent jusqu’à présent.
Les At raced ont évolué en direction sud et sud-ouest et ont donné naissance à des hameaux : Abulil, Tiliwa, Talamin, Asif llaxmis, Hiddus.
Et enfin les At aabdella ont évolué en direction nord e nord-est : Taghzut , ain begra et Tiskilin.
Puis d’autres ilots sont apparus tels que : Ighil n at Mhand, Cibun, Tamamact et l’hamam pour At raced , Wattuf, Tiza , Ighzer n welghum, Mlawa, Tizi n smaïn etc… pour At aamer.
Quand à l’actuel chef lieu de la commune d’Ahl-el-ksar, portant le nom de Zeriba ou Azaghar « le plat pays », il est l’œuvre de l’armée coloniale Française, c’est un camp de concentration, construit durant la guerre de libération. Le choix du lieu n’est pas fortuit, sur ce terrain habitait un Agha (une autorité Ottomane) rallié à la France et servant ses intérêts.
Ces trois tributs constituent un aarc. La tribu dominante est celle n’At Raced.
Avec l’avènement de l’indépendance de l’Algérie, le territoire de ce aarc fut promu commune et désignée par le vocable « Ahl-el-ksar » et en 1984, cette dernière s’est vu partagée en deux communes : Commune Ahl-el-ksar (commune mère) et Commune d’Ouled Rached. Le nom de la seconde commune est arabisé au même titre que celui de la commune mére. Ouled Rached au lieu et place de At raced.
En ce qui concerne des faits historiques, il n’y a pas grand-chose si ce n’est la participation au soulèvement populaire sous la direction d’El Mokrani, au niveau de la région il est conduit par l’Hadj Mohand U aamar , et l’adhésion de la quasi-totalité de la population à la guerre de libération nationale.
Sur le plan culturel, la premiére école fut construite au courant de l’année 1929 à Ouled Rached pour l’enseignement en langue française et une autre pour l’enseignement de la langue arabe à Ouled Abdellah sous l’égide des oulamas el muslimin et enfin une autre école plus grande que la première fut construite en 195 3 pour dispenser un enseignement laïc en langue française toujours dans la localité d’Ouled Rached.Les autres villages ont eu leurs écoles soit durant la guerre de libération et d'autres à l'indépendance de l'Algérie.
La région a connu son premier Bachelier en 1969 (Juin 1969, Bac Tech Mathématiques. Lycée Technique de Dellys).
PS: à propos de BENSALEM, l'envoyé d'Emir AEK, le lieu évoqué n'a rien a voir avec notre région Laqsar.
Aqerdac2008

Dernière modification le 12-12-2008 à 20:39:59

Aqerdac

administrateur

posté le 2008-12-15 à 20:19:48

Complément d'informations:

Il y avait quatre écoles dans la région:

Une calsse ouverte en 1902 à at raçed uali, avec comme enseignant un certain ZAAMOUM d'ighil imula ex commune des ouadhias qui n'est autre que le père de ZAAMUM ali chef historique de la wilaya III.
- Deux classes coranques à tigmit et ikessariyen du côté de tilioua, ayant pour ensignant le cheikh assemmaoui( originaire de semma près de tamsilt), enseignement qualifié par les adèptes du courant des oulémas de takhourafit.
- Une calsse ouverte à at abdellah uali en 1945,avec comme professeurs:Dilmi Med et SAADOUNI Med tous deux originaires d'at sidi brahim fief du cheikh el ibrahimi.Ils enseignèrent tabidissit par opposition à takhurafit et au courant moderniste prônant l'enseignement de la langue fançaise assimilée à la laîcité.
- Une classe a at raçed uali en 1947, comme replique à celle d'at abdellah uali,ayant comme ensignant un certain OUABDESLAM du village de Bouadnane de l'actuelle commune d'Iboudrarene en haute kabylie.

aqerdac2008


Site/blog

4 messages

posté le 2008-12-18 à 21:02:58

Merci pour le complément d'information que vous apportez. C'est toujours un plus, toutefois par rapport aux dates, notamment celle de la création de la première école "indigène", j'ai un doute puisque l'un des premiers éléves a fréquenter cette école n'est autre l'hadj Boukherrouba Firad n'est en 1904, et qu'il est rentré à l'age de 11 ans. Toutefois cela n'a pas d'importance, ce sont des détails.
Merci
Aqerdac

Aqerdac

Administrateur

posté le 2008-12-18 à 21:27:40

Je suis très heureux que cela vienne de la part d'un messieur respectable comme vous,je dois vous dire que je fûs un de vos élèves au CEM de M'CHEDALLAH en 1976.Alors, l'élève ne peut pas contredire son professeur.Avant de publier la date de 1902, j'ai pris la précaution de consulter le fils d'el khodja qui m'a confirmé cette date.Pour votre information,les éléèves ayant fréquenté cette école sont: el khodja.f,El hadj boukherrouba. f Nourine.a nommé par la suite khodja à iwahherune,Abbas.M d'avoulil,youcefi M de tilioua.......etc
l'âge des personnes et la date d'ouverure de l'école n'ont pas de rapport, puisque beaucoup d'entre-elles sont rentrées jeunes.
l'essentiel, c'est que vous venez de livrer une partie de notre histoire peu connu de tous,et que j'ai contribué en tant que jeune ayant fréquenté nos vieux.
de la discussion jaillit la lumière.
Tanmirt tamuqrant mass aqerdaç.

Ashir


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posté le 2008-12-18 à 23:47:59

Bonsoir Mass Said ;
Je me joint à Vous pour remercier Mass Aqerdac pour les informations dont il nous a fait part concernant nôtre région.
Sans aucun doute, nôtre cher Aqerdac peut nous eclairer davantage sur plusieurs évenements et cela grâce à son engagement qui ne date pas d'hier, aussi il est parmi les premiers intellectuels d'Ahl El Ksar.
De par son engagement sans faille, du respect dont il jouit de par les citoyens de la région, il peut être la locomotive de toute les forces vives de cette localité pour lancer une sorte d'éveil culturel; car, je trouve qu'il y a une sorte d'hibernation (involontaire) de nos intellectuels .
La région ne manque pas d'artistes, d'universitaires, de poétes, d'hommes de culture,
de journalistes, de medecins, de professeurs, d'avocats...(mais chacun garde son petit coin) , ce qui manque c'est un trait d'union entre eux pour qu'ils arrivent à produire un dynamisme culturel dans la région.
Pratiquement toutes les regions surtout de kabylie ont des sites internet , et là , j'ai remarqué la contribution de plusieurs personnes . ET POURQUOI PAS NOUS ?
Que quelqu'un puisse nous expliquer ce paradoxe.

Ashir


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posté le 2008-12-19 à 15:53:20

A propos du post scriptum d' Aqerdac dans lequel il dit que le fait historique raconté par Mr Daumas dans son livre ne s'agit pas de nôtre region.

les raisons suivantes me fait penser qu'il s'agit bien d'AHl EL-Ksar :

1- Au début du soulevement de l'Emir toute la kabylie ne voulait pas participer.

2- Dans le chapitre VI- l'historien nous expliqua que toute la kabylie ne voulait pas offir la zaquat à l'Emir

3- les kabyles pensaient que l'Emir avait organisé des troupes plutôt pour asservir les musulmans que pour combattre les chrétiens.

4- L'appellation du village est trés claire.
<<... La petite ville d'Hall-el-ksar située en-deça des Bibans, à une journée est de Hamza...>>

- A l'est de Hamza (Bouira) , on connait d'autres localités qui s'appelent Ahl el Ksar
-On sait bien qu'autrefois nos vieux faisaient le chemin Ahl el kar- Bouira à cheval en presque une journée. ils démarraient à l'aube et ils arriverent l'aprés-midi (14h - 15h); et que dire de nos aieux qui faisaient le chemin de Taddarth (l'actuel Ouled Rached) : il leur fallait certainement une journée compléte pour y arriver.

5- L'auteur a qualifié les trois villages de Petite ville :
- sachant qu'à cette époque tous les Ahl el ksar ou preque s'étaient ammassés dans les trois villages qui étaient si proches l'un de l'autre (quelques centaines de metres seulement les sepparent); ce rapprochement ne donne-t-il pas l'aspect d'une petite ville ?

6- Nôtre région ne se situe pas dans les Bibans ?

7- Les Ahl el-ksar ne voulaient pas offrir la zaquat à l'Emir au même titre que toute la kabylie .

8- Dans le chapitre 6, l'auteur parlait de bordj-Hamza, des Ouled-Laaziz, et pourquoi pas d'Ahl-el-ksar.

9- Bensalem qui a assiégé les trois villages n'a quitté les lieux qu'une fois on vint lui annoncer l'arrivé du prince français dans les environs (il a franchit les portes de fer et arrivat peut etre aux environs d'El-Adjiba ou Bechloul).



Ashir


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posté le 2008-12-19 à 16:13:41

CHAPITRE VI.GOUVERNEMENT DE BEN-SALEM
(1839. — 1843.)
I. Rupture de la paix. — II. Les Kabyles dans la Mitidja.
— III. Embarras de Ben-Salem. — IV. Destruction de Bel-Kraroube.
I. Nous voici parvenus au grand évènement qui
fi xa les destinées de l’Algérie : la rupture du traité de la Tafna. Cette rupture était dans l’essence même des choses.
Qu’Abd-el-Kader, en vue d’accroître et de régulariser ses forces, d’amasser des ressources et de récolter des impôts ; que le gouvernement français, pour ne point engager l’avenir, pour faciliter, avant tout, son expédition de Constantine ; que ces deux contractants,
disons-nous, eussent, dans leur intérêt du jour, signé le traité de la Tafna, rien de plus naturel : mais compter de part ou d’autre sur une observance prolongée de ces clauses, c’eût été méconnaître les instincts de race et de foi qui, là, se trouvaient en présence.
Quel était pour chacun le but suprême ? Abdel-
Kader n’en voyait d’autre que l’extermination ou
l’expulsion des infi dèles qui usurpaient la terre musulmane.
La France, sur cette même terre, prétendait
implanter ses enfants et sa civilisation. Il fallait bien que, tôt ou tard, ces deux pensées, en se heurtant, fissent jaillir la guerre. Mais une dissemblance fondamentale signalait leurs allures. Celle de la France pouvait affecter une marche lente et graduelle, tandis qu’au contraire l’émir n’était pas toujours maître de
régler la sienne.
En effet, on l’avait proclamé sultan à cause des prophéties qui l’appelaient à relever l’empire de l’Islam.
C’était au nom de la guerre sainte qu’il avait obtenu l’obéissance générale, qu’il avait recueilli des impôts très-considérables ; et, néanmoins on attendait encore l’exécution de ses promesses. Aussi commençait-on à l’accuser d’avoir organisé des troupes régulières, plutôt
pour asservir les musulmans que pour combattre
les chrétiens. Se sentant débordé par l’opinion publique, Abd-el-Kader avait convoqué, à Taza, une grande assemblée de tous les chefs infl uents du pays, et le résultat des délibérations avait été de ne point rompre encore la paix, par égard pour la foi jurée, mais de courir aux armes sitôt que les chrétiens auraient
donné l’exemple de la violation ; c’est-à-dire qu’on n’attendait plus qu’un prétexte. Il éclata en Kabylie.
Après le départ de l’émir, Ben-Salem s’était remis à l’œuvre contre les insoumis de son gouvernement.
La petite ville d’Hall-el-Ksar, située en-deçà des Bibans, à une journée est de Hamza, avait reçu de lui trois lettres consécutives. Les deux premières qui réclamaient l’achour et la zeccat en retard, étaient demeurées sans réponse. A la troisième contenant des menaces très-énergiques, les gens du Ksar avaient fait partir un des leurs, chargé de dire au khalifa seulement
ces paroles : « Mets dix balles dans ton fusil,
et viens combattre. »
L’insolence de cette bravade exigeait un exemple
; Ben-Salem, pour mieux l’assurer, avait demandé
du secours à son maître. Six cents réguliers de Ben-Allal étaient venus le renforcer. Avec cette troupe, la sienne et les contingents des tribus qu’il avait réussi à attirer par l’appel du sac d’une ville, il était allé faire le siégé du Ksar et de plusieurs redoutes élevées à l’entour. On avait combattu, parlementé ; puis on
avait repris les armes : les conditions du khalife semblaient trop dures. Enfi n, dans un dernier engagement,Ben-Salem étant parvenu à attirer l’ennemi hors de ses postes retranchés, les réguliers sortis d’une embuscade avaient escaladé les redoutes et pris possession de la ville avant que les assiégés eussent pu s’y
replier. Il avait donc fallu se rendre à merci. Le vainqueur était resté quinze jours sur les lieux, tant pour instituer des chefs que pour rançonner amplement la malheureuse ville. Comme il allait partir dans l’ivresse du succès, on vint tout-à-coup lui apprendre que le fi ls du roi des Français franchissait les Bibans à la
tête d’une armée considérable, et pénétrait sur sonterritoire.
La nouvelle était vraie. Cette colonne française
où se trouvait en effet-le prince royal, mais qui avait pour chef réel le maréchal Valée, gouverneur-général; exécutait alors la reconnaissance entre Constantine et Alger, qui devint si célèbre sous le titre d’expédition
des Portes-de-Fer.
Ben-Salem ne sut que penser d’une semblable
démonstration en pleine paix ; la vue des chrétiens le troubla : il fi t une prompte retraite, et celle-ci dégénéra bientôt en fuite ; car, exaspérés de sa rigueur et le voyant embarrassé, les gens du Ksar s’insurgèrent
aussitôt, le poursuivirent, lui tuèrent du monde et lui reprirent à peu près tout ce qu’il leur avait enlevé. Aigri au dernier point par un échec dont la colonne française était la cause bien innocente, le khalife lança soudain, chez toutes les tribus voisines, l’ordre d’attaquer les chrétiens, ne fût-ce que pour protester.
Des Krachnas, des Beni-Khalfoun vinrent, en
conséquence, leur tirer quelques coups de fusil aux environs du pont de Ben-Hini. Cet acte insignifiant fut même désapprouvé ; on pensa que Ben-Salem avait pris beaucoup trop sur lui, et qu’il encourrait le blâme du sultan, pour avoir insulté des alliés qui traversaient son territoire sans y causer aucun dommage.
Lui-même ne put échapper à ces doutes ; il
avait envoyé de suite à son maître un récit complet de l’affaire, et il attendait la réponse dans une anxiété mortelle.
Cette réponse ne tarda point; on en prévoit le
sens, d’après la grande détermination relatée ci-dessus.
Abd-el-Kader, s’exprimait de la sorte :
« La rupture vient des chrétiens ! Votre ennemi
est devant vous, retroussez comme il faut vos vêtements, et préparez-vous aux combats. De toutes parts le, signal de la guerre sainte est donné ; vous êtes l’homme de ces contrées. Je vous ai placé là pour en fermer l’issue.
« Gardez de vous laisser troubler; serrez votre
ceinture et soyez prêt à tout. Grandissez-vous à la hauteur des évènements ; apprenez surtout la patience ; que les vicissitudes humaines vous trouvent impassibles. Ce sont des épreuves : Dieu les envoie ;elles sont attachées au destin de tout bon musulman qui s’engage à mourir pour sa foi. « La victoire, s’il plaît à Dieu, couronnera notre persévérance. Salut ! »
Pas un mot de reproche, pas la moindre hésitation. Ben-Salem respira.
II.Abd-el-Kader entama d’une manière éclatante et
terrible cette troisième guerre sainte, qui devait être éternelle pour lui, qui devait le conduire, à travers d’étonnantes vicissitudes, à sa ruine complète.
Il était, à dire vrai, bien autrement préparé que
les chrétiens. Ceux-ci avaient laissé poindre, dans la Mitidja, une colonisation faible et éparpillée, tandis que leur ennemi pouvait y accumuler en masse, au premier signal, les contingents de ses trois khalifes limitrophes : Ben-Allal débouchant de Miliana, Berkani
de Médéah, Ben-Salem de la Kabylie. Mais le
tableau de la grande lutte nationale des indigènes de l’Algérie contre la France ne rentre point dans notre cadre ; nous devons ici en supposer connues les phases principales, et n’indiquer qu’un petit nombre de scènes, où les populations de la Grande Kabylie ont occupé le premier plan.Au reçu de la lettre d’Abd-el-Kader, Ben-Salem convoqua tous les chefs placés sous son autorité au camp qu’il allait prendre à Aïoun-Bessem, chez les Aribs.Les circulaires annonçaient une communication de très-haute importance. En effet il leur dit : « Vous
n’êtes plus des Musulmans, vous avez supporté que
l’infi dèle traversât votre territoire. C’est une honte !
Répondez-moi : Dieu vous a-t-il prescrit de leur obéir ou de les combattre ? »
Cette sortie ne tendait à rien moins qu’à proclamer la guerre sainte. Les Ounnoughas, les Ouled-Dris, les Adouras et autres qui, en leur qualité d’Arabes purs, étaient insaisissables, se déclarèrent prêts à tout évènement ; mais il n’en fut pas de mérite des Aribs, des Beni-Djâd, etc. Ceux-ci s’avouèrent, incapables d’engager une pareille lutte, parce qu’ils ne pouvaient ni défendre leur territoire, ni prendre la fuite au besoin. Leurs bêtes de somme n’étaient pas assez nombreuses pour emporter tout ce qu’ils ossédaient.
Ben-Salem commença par les gourmander de
leurs dispositions tièdes; ensuite il ajouta : « Vous n’avez rien à craindre des chrétiens, car vous ne vous lèverez pas seuls contre eux ; c’est le sultan lui-même qui leur déclare la guerre sainte; et si vous êtes menacés ; il viendra vous secourir avec des troupes égulières,
Voici se lettre ! » Et aussitôt il en donna lecture.
Alors toutes les tribus, s’écrièrent ontanément :
« la guerre sainte ! la guerre sainte ! »
« — Puisque vous êtes résolus, dit Ben-Salem,
regagnez vos villages, prenez-y pour vingt jours de vivres, revenez ensuite me trouver, et préparez-vous au sac de la Mitidja, trop longtemps déshonorée par les adorateurs de la croix. »
Ben-Salem se rendit à Bordj-el-Bouïra, où ses
aghas et ses caïds devaient lui amener leurs contingents.
Aussitôt qu’il se vit en force, il vint camper sur l’Oued-Kaddara ; là, sa marche fut retardée par un message d’Abd-el-Kader, qui lui interdisait de commencer aucun mouvement avant que Ben-Allal et Berkani eussent dessiné le leur du côté de la Chiffa. Enfi n l’armée kabyle distingua, dans l’ouest, la fumée des incendies si impatiemment attendus et elle se précipita de son côté comme un torrent. Elle passait entre les petits postes français sans y faire aucune
attention, dévastait par le fer et le feu toutes les habitations européennes, et dans son mouvement rétrograde, balayait devant elle les tribus qui vivaient dans la Mitidja sous notre domination. Pillées, insultées, battues, conduites comme des troupeaux, ne trouvant
de commisération nulle part, ce qu’eurent à souffrir ces malheureuses ne saurait être raconté. Ben-Salem avait envahi la plaine le dernier ; ce fut aussi lui qui l’évacua le dernier. Elle était changée en désert, et, depuis le temps, n’a jamais été repeuplée
Cette exécution épouvantable avait réussi complètement au gré des vœux d’Abd-el-Kader, mais elle n’était que, le premier article de son programme ; il comptait saccager aussi le Sahel et pénétrer dans Alger même, soit par l’évacuation des chrétiens découragés,
soit à la faveur d’une insurrection des habitants.
Il avait solennellement fi xé le jour où son cheval s’abreuverait à la fontaine de Bab-el-oued. Pour accomplir de si grandes choses, il lui fallait amonceler à sa suite des populations armées tout entière s; celles du Tittery et de l’ouest étaient assez, dociles mais elles
ne lui fournissaient qu’une cavalerie peu solide ; son intelligence militaire sentait la nécessité d’y joindre des masses compactes, comme celles de l’infanterie française. Or, la Grande Kabylie renfermait un nombre immense de fantassins renommée dans toute l’Algérie; il ne s’agissait plus que de les entraîner. Ben-Salem, après avoir écrit à toutes les tribus du pays plat, d’émigrer avec leurs richesses vers
les points culminants ou diffi ciles, s’était lui-même transporté sur le mont Mezyoura. Un jour, un cavalier suivi de quelques serviteurs en armes, s’arrêta devant un gourbi et demanda où se trouvait, le khalifa Ben-Salem. Ce dernier fut averti eu toute hâte, car on avait reconnu Abd-el-Kader, qui se plaisait quelquefois
à surprendre ainsi ses lieutenants par son arrivée imprévue.
Ben-Salem sortit de sa tente si précipitamment,
qu’il arriva, pieds nus, tenir l’étrier au sultan pour l’aider à descendre de cheval. L’entrevue commença par des reproches : Abd-el-Kader, gourmanda le khalifa d’être si mal gardé dans ses quartiers, qu’on pût y pénétrer sans donner l’éveil à personne. Celuici s’efforça de s’excuser sur ce qu’il occupait un pays
très-peu accessible, et que ses avant-postes étaient jetés en avant dans la seule direction par où l’on pouvait craindre de voir arriver l’ennemi. Mais l’émir rejeta toutes ces raisons, en insistant sur ce qu’à la guerre on ne aurait prendre trop de précautions, et que la moindre négligence conduisait à être surpris un jour ou l’autre. Il parait toutefois que la leçon ne
profi ta point à Ben-Salem ; car, l’année suivante, son camp fut enlevé par les Français, et lui-même tellement pris au dépourvu, qu’on le vit fuir sur un cheval qui n’était ni bridé, ni même désentravé. Abd-el-Kader passa deux jours à Mezyoura ; occupé sans relâche d’écrire aux différentes tribus kabyles, afi n de les engager dans la guerre sainte. Il: réglait le ton de sa correspondance sur la position, la force ou le caractère de chacun. Flattant ceux-ci, menaçant
ceux-là, prodiguant à tous les promesses de
butin et-les citations du Koran. Enfi n, pour accélérer davantage le mouvement, il envoya Ben-Salim à Bordj-Sebaou, et se porta de sa personne sur le Djebel-Bouzegueza. Son Khalifa vint l’y rejoindre, suivi des contingents d’un grand nombre de tribus. C’étalent les Ameraouas, Beni-Raten, Beni-Ouaguenoun, Flissas, Beni-Djenad, Beni-Thour, etc. Un grand camp s’établit Sur l’Oued-Boudouaou.........

Ashir


messages

posté le 2008-12-19 à 16:23:31

KANOUN DES AHL EL KSAR .

( d'aprés le livre d'EMILE MASQUERAY : Formation des cités chez les populations sédentaires de l'Algérie. Kabyle du Djurdjura, Chaouïa de l'Aourâs, Beni Mezâb publié en 1886 )



1°- Quiconque a volé une jument, ou un mulet, ou un boeuf, ou tout autre animal de service, paye, si le fait et constaté, dix douros d'amende, plus une indemnité qui s'élève pour la jument de race à cent douros, pour la jument abâtardie à cinquante douros, pour le mulet à soixante-dix, pour le boeuf à trente, pour l'âne à quinze douros.

2°- Quiconque a volé dans une maison paye 25 douros d'amende, ensuite 10 douros que prend le maître de la maison comme horma, enfin une undemnité équivalente au vol.

3°- Quiconque a volé dans un jardin potager, soit le jour, soit la nuit, paye, si le fait est constaté, 02 douros d'amende et 03 douros de horma au propriétaire.

4°- Si quelqu'un a pour magasin un silo creusé dans un canton désert, et n'emmagasine pas en pays habité, son silo appartient à la djemâa, et le voleur qui y dérobe n'est pas puni.

5°- Au moment où nous sortons du village pour nous rendre aux pâturages, chacun se fabrique sa hutte avec des perches tirées de sa maison.

6°- Quiconque met le désordre parmi les gens en répandant des calomnies et des propos mensongers paye 05 douros d'amende.

7°- Si un homme est en contestation avec un autre au sujet d'un objet, et l'accorde faire cesser la contestation, cela est bien, sinon, le serment est déféré au demandeur.

8°- Quiconque a mis le feu à une maison paye 05 douros d'amende et une indemnité proportionnée au dommage.

9°- Quiconque a incendié une meule de paille paye 05 douros d'amende et une indemnité proportionnelle.

10°- Quiconque a son champ sur le bord du chemin ancien doit l'entourer d'une haie. Sinon, il n'a droit, en cas de dommage, à aucune indemnité.

11°- Quiconque mène son troupeau sur un terrain ainsi situé, paye 02 douros d'amende.

12°- Quiconque arrache la haie du champ d'autrui paye 01 douro d'amende.

13°- Quiconque met le feu dans la broussaille sans autorisation de la djemâa paye 05 douros d'amende et une indemnité proportionnée au dégât.

14°- Quiconque possède un barrage qui lui sert à irriguer son champ doit, s'il existe un barrage en dessous appartenant à un autre propriétaire, laisser l'eau s'écouler suivant la pente à certains jours.

15°- Le Khammâs doit labourer pendant l'hiver, moissoner pendant l'été, et payer la part qui lui incombe de l'achour.

16°- S'il meurt avant la fin de son travail, ses héritiers doivent l'achever à sa place.

17°- L'homme qui a divorcé sa femme reprend ce qu'il a payé pour elle, soit d'elle-même, soit de son ouali.

18°- Si la femme divorcée a un enfant, l'homme n'est pas tenu aux aliments envers le père (de la femme).

19°- Si la femme s'est enfuie de la maison de son mari dans la maison de son père, et y est morte, les frais de l'ensevelissement reviennet au mari.

20°- Si la femme a laissé quelque chose de son cedâq, le mari en hérite.

21°- Si le mari meurt, la femme retire son cedâq de ce qu'il laisse.

22°- Si quelqu'un perd une bête en la faisant couvrir, le prix en est au compte de la djemâa.

23°- Si la bête est excellente, elle est estimée 50 douros; si elle est de qualité moyenne, 40 douros; et, si elle est passable, 30 douros.

24°- Les réparations se font chez nous par tête.

25°- La femme qui a tué son enfant ou dissimulé sa grossesse est, si le fait est prouvé, lapidée jusqu'à la mort.

26°- A la naissance d'un enfant mâle, le père donne des repas pendant 07 jours; après la circoncision, il donne le repas solennel aux gens du village.

27°- Quant à la chefâa, il n'y a pas de chefâa de fraction à fraction. Elle ne s'exerce qu'en faveur de l'associé, de l'absent et de l'impubère.

28°- Quant aux frais d'hospitalité des étrangers, ils sont supportés à tous de rôle. Quiconque s'y refuse quand son tour est venu paye 02,5 douros d'amende.

29°- Quiconque refuse de prendre part à un travail commandé par la djemâa, par exemple la réparation d'un chemin, paye 03 douros d'amende; si la djemâa ajoute quelque autre corvée à ce travail, et si quelqu'un perd de ce fait un animal, la perte en est supportée par la djemâa.

30°- Quand la djemâa désire prendre une décision quelconque, elle doit se réunir dans la mosquée et non ailleurs.


A suivre...

































































































Ashir


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posté le 2008-12-19 à 16:50:25

Kanoun des Ahl EL KSar (suite)

- art 31 : Quiconque cèle un temoignage, paye 25 francs d'amende.

- art 32 : Le khodja de la djemâa enseigne la lecture aux enfants et est mouedden de la moquée. Il est récompensé par les gens du village. Il reçoit un mouton le jour du Aïd el Kebir, on lui donne une certaine quantité de beurre au printemps; et de grain en été: il reçoit la fetra, le jour du ftour.

- art 33: Quiconque introduit un troupeau dans le jardin d'autrui paye deux douros d'amende. Cette amende est infligée au berger, et non à son maitre.

- art 34 : Si deux hommes en viennent aux mains, et se déchirent avec les ongles, chacun d'eux paye un douro d'amende.

- art 35 : Quiconque a frappé avec une pierre, et causé une blessure paye 02 douros d'amende.

- art 36 : Quiconque a frappé avec un couteau ou une pioche paye 05 douros d'amende.

- art 37 : Quiconque a frappé seulement avec le plat de ces instruments paye 02,5 douros d'amende.

- art 38 : Quiconque a frappé avec une faucille paye un douro d'amende

- art 39 : Quiconque est l'auteur d'une rixe dans un temps de discorde paye 03 d'ouros d'amende.

- art 40 : Quiconque pronnonce une parole injurieuse contre la djemâa paye 02 douros d'amende.

- art 41 : Quiconque injurie une femme paye 01 douro d'amende.

- art 42 : La femme qui injurie un homme paye 01 douro d'amende.

- art 43 : Si deux femmes se querellent violemment, chacune d'elles paye 01 douro d'amende.

- art 44 : Quiconque s'asseoit près de la source sans raison valable paye un douro d'amende.

- art 45 : Si un homme arrose son jardin ou son champ au moyen d'un canal de dérivation, et si quelqu'un rompt ce canal, ce dernier paye 01 douro d'amende.

- art 46 : Quiconque a volé du grain dans une récolte, soit le jour, soit la nuit, paye deux douros d'amende et une indemnité d'une valeur égale à la chose volée.

- art 47 : Si un homme est mort laissant une femme et des enfants, si cette femme s'est ensuite remariée avec quelqu'un de ses proches, c'est ce proche parent, qui est héritier (aceb)1
- art 48 : Quiconque a volé du grain sur une aire paye 05 douros d'amende et une indemnité proportionnelle.

- art 49 : Quiconque a volé une poule paye un douro d'amende et une indemnité de deux francs pour la poule volée.

- art 50 : QUiconque a volé un mouton paye, si le fait est prouvé, 05 douros d'amende et une indemnité de deux moutons.

- art 51 : Quiconque refuse de prendre part à un travail commandé par la djemâa paye un douro d'amende.

Ashir


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posté le 2008-12-19 à 18:59:14


Kanoun des Ahl EL KSar[/b] (suite)

- art 52 : Quiconque s'abstient de paraître à lensevelissement d'un mort paye un douro d'amende

- art 53 : Quiconque a coupé une branche d'olivier greffé paye cin douros d'amende.

- art 54 : Quiconque a coupé un chêne à glands doux paye un douro d'amende.

- art 55 : Quiconque a coupé un olivier sauvage paye un douro d'amende.

- art 56 : Quiconque laisse manger par ses bêtes, dans un champ, des baies d'olivier, paye un douro d'amende.

- art 57 : Quiconque a divprcé sa femme, puis l'a reprise, paye 05 douros d'amende.

- art 58 : Le bien laissé par un homme à sa mort est partagé entre ses héritiers mâles, à l'exclusion des femmes. Les femmes n'ont droit qu'à la nourriture.

- art 59 : Quiconque a vivifié en vue du labourage une terre qui ne lui appartient pas a le droit de la cultiver sel pendant trois ans; mais ensuite il fait retour à son propriétaire.

- art 60 : Si plusieurs hommes sont associés pour la culture d'un terrain, et si l'un d'eux meurt laissant des enfants jeunes et incapables de cultiver leur part, les associés cultivent ce terrain sans empêchement, et quiconque veut les enpêcher est passible d'une amende de deux douros.

- art 61 : Si une femme s'est enfouie de la maison de son mari dans celle de son pére, son affaire dépend entièrement de son mari, lequel la répudie ou l'entrave (1) à son gré.

- art 62 : Quiconque a eu des relations coupables avec une femme paye 25 douros d'amende, et le mari est libre de le tuer ou de le laisser aller.

- art 63 : Quiconque conduit pêtre ses bêtes sur un terrain dont le arch est détenteur paye deux douros d'amende.

- art 64 : Quiconque conclut un acte de société sans la présence d'un des membres de la djemâa paye 05 douros d'amende.

- art 65 : Quiconque corrompt la source en y lavant ses vêtements paye 05 douros d'amende.

- art 66 : Quiconque << a coupé la route>>, les armes à la main, paye 05 douros d'amende, et rend ce qu'il a volé.

- art 67 : Quiconque se refuse à une prestation, quand vient son tour, paye un douro d'amende.

- art 68 : Quiconque refuse de prendre part à une battue, quand vient son tour, paye un douro d'amende.

- art 69 : Si le khammâs et le berger n'ont pas terminé leur travail, on fait les comptes, et il leur est remis le prix du travail effectué.

- art 70 : Quiconque a tué sa femme paye 25 douros au ouali de la femme, et 10 douros d'amende.

- art 71 : Quiconque engage une dispute avec l'amin ou quelqu'un des Kebar de la djemâa paye 02 douros d'amende.

- art 72 : Quiconque a labouré dans un cimetière paye 05 douros d'amende, et quiconque y a établi une aire à grain paye 03 douros d'amende.

- art 73 : Quiconque néglige de paraître dans la djemâa, quand elle se réunit paye un douro d'amende.

- art 74 : Quiconque a excité un tumulte devant la djemâa paye 05 douros d'amende, et quiconque a menacé avec une arme à feu, dix douros d'amende.

- art 75 : L'amin, s'il a donné asile à un voleur, ou distrait (mangé) une part de l'argent de la djemâa, paye 10 douros d'amende.

- art 76 : Quiconque excite un trouble parmi les gens en propageant des calomnies et de mauvais propos, paye un douro d'amende,et, en cas de récidive, est chassé du pays.

- art 77 : Au moment du battage, tous les habitants logent dans leurs maisons, afin que, si quelque incendie se produit, ils soient présents et capables de l'éteindre.

- art 78 : Si une femme a volé des vêtements dans une maison, elle est passible d'une amende de 05 douros, et rend les vêtements volés.

- art 79 : Quiconque sert négligemment la diffa des hôtes paye un douro damende.

- art 80 : Si un taureau meurt pendant l'hiver, le djemâa en partage la chair, et donne au propriétaire 08 douros et la peau de l'animal. Si le taureau meurt pendant l'été ou le printemps, la valeur en est de quinze douros.

- art 81 : Chez nous, le medecin n'est passible d'aucune indemnité en cas de mort d'un des sujets qu'il soigne.

- art 82 : Quiconque est allé s'établir dans le pâturage sans autorisation de l'amin et des Kebar de la djemâa paye deux douros d'amende, et revient à la dechra. Quand l'amîn juge le moment venu de bâtir les huttes, un homme le publie dans la dechra.

- art 83 : Chez nous, le forgeron travaille et reçoit pour salaire en été deux saas d'orge, outre le saa de la djemâa, et en hiver un saa de blé.

- art 84 : Quiconque a commis un vol de fruits ou de légumes dans un jardin paye,, si le fait est prouvé, dix douros d'amende, et vingt douros d'indemnité au propriétaire du jardin.

- art 85 : Quiconque a causé des dégâts ou arraché des plants dans un jardin paye une indemnité, à l'estimation des grands de la djemâa. Pour chaque arbre endommagé, le délinquant est passible d'une amende de quinze douros.
FIN

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